Ce matin, réveil à 3h45, je prends mon petit déjeuner, sportdéj et gâtosport, jus de fruit et café. J'installe le VTT dans le coffre et le Colnago sur le porte vélo. Je vérifie que je n'oublies rien et enfile ma belle tenue vélo 101. Je pars à 4h45 direction Bédoin où m'attends déjà Yves avec sa moto et j'éclate de rire quand je vois une pancarte à l'arrière où il y a inscrit en gros; Claude le galérien. On se prépare, Yves prend tout ce dont j'aurais besoin dans la moto et c'est parti pour la première montée. Il fait juste frais, le calme règne sur la route et je me régale d'observer la nature dans l'espoir de voir une biche. Cette forêt est magnifique, plus on monte plus on observe le changement de végétation pour finir avec les cailloux au sommet. Je me sens bien et j'ai un bon rythme. Yves m'attends régulièrement, il m'encourage et me demande si j'ai besoin de quelque chose. Je dois dire que c'est vraiment un plus que d'avoir un assistant, j'ai l'esprit libre de toute contrainte d'organisation, je n'ai pratiquement rien dans les poches qui me gêne, c'est du tonnerre. Arrivé au chalet Reynard, un troupeau de moton a envahi la route et il faudra beaucoup de patience et d'agilité pour arriver à passer. Le rythme est toujours super, c'est une des meilleurs montées que j'ai faite cette année en termes de sensation. Premier sommet personne si ce n'est mon ange gardien. Le magasin n'étant pas ouvert, je fais valider mon passage par l'horodateur.

On se prépare pour la descente, exercice que je préfère. De belles lignes droites, une chaussée large et bien revêtue pas trop de voitures me permettent de le laisser aller à une petite pointe à 83 km/h. Malaucène, on s'installe à la terrasse d'un café pour justement en déguster un. On discute avec Yves de la stratégie, il me prépare tout ce dont j'ai besoin, quel père pour moi et après avoir fait tamponner ma carte de route, je repars direction le sommet. Cette deuxième montée me paraît un peu plus dur mais le rythme est toujours là. Un cyclo me rattrape, c'est Philippe Lesage du team vélo 101, nous discutons un bon moment ensemble durant la partie où les pourcentages ne sont pas trop fort et quand ils vont commencer à grimper, je lui souhaite une bonne journée car je ne peux le suivre.Il y a beaucoup plus de cyclo qui monte et voyant la pancarte sur la moto, m'encouragent. Cela fait du bien quand même de se sentir reconnu dans l'effort, eh oui mon ego s'est régalé. Toujours précédé de l'ang'Yves, j'arrive au sommet où les cyclos se bousculent. nous discutons avec un couple qui a vu la pancarte et qui connaît le défi.
J'enfile le casque et c'est parti pour Sault. La route après le chalet Reynard n'est pas terrible et je descends plus tranquillement pour récupérer. nous arrivons au village et allons au restaurant Le Louvre que m'a indiqué Philippe. Je mets au point le menu du 10 Août pour la montée des forumeurs pendant qu'Yves va faire le plein de la moto. Puis nous mangeons un morceau à la terrasse .Moment agréable où nous faisons plus ample connaissance. Après le repas, il m'est difficile de me lever, j'aurais bien fait une petite sieste. Bon, il faut y aller et je me dirige vers le troisième sommet. Que les premiers coups de pédales sont lourds dès que la route s'élève après la petite descente de la sortie du village. La digestion est un peu difficile et il me faudra pas moins d'une dizaine de km pour retrouver un rythme régulier. Le coup de pédale n'est pas aussi véloce qu'au début de la journée et mon pied commence à me titiller. Ces nouvelles semelles m'ont permis quand même de faire 2 Ventoux et demi sans douleur, c'est un plus indéniable. Ce podologue du sport a l'air de maîtriser son job. Je m'arrête pour me masser un peu le pied et repars. vers le sommet je croise le collègue de Vincent (j'ai oublié son prénom, désolé). Voilà, troisième sommet et une deuxième fois cinglés. Je me dis avec Yves que la partie est pratiquement gagnée. Il faut redescendre maintenant vers Bédoin pour faire le transfert de vélo. Je fais plus attention car il y a beaucoup de vélos qui montent et des voitures qui les doublent laissant peu de place pour descendre rapidement. Donc prudence. Arrivé sur le parking, Yves me dorlote, il s'occupe de moi comme d'un fils (ça tombe bien, il n'a que des filles!!!). Je monte sur le VTT et oh là là que c'est dur. Il me faut descendre trois quatre fois pour régler la hauteur de selle et nous allons vers le magasin, les routes du Ventoux pour tamponner la carte. On blague un peu avec Jean Michel Hurter et en route pour cette fameuse route forestière. Il faut monter par la route de Bédoin pratiquement jusqu'au pavillon Roland, à peu près 8/9 km (tiens, c'est à peu près au même endroit que j'ai abandonné à ma tentative de masters!!!) très difficile d'arriver jusque là; impression de fatigue, d'être vidé, je profite des arrêts de la moto d'ang'Yves pour poser pied à terre. C'est dingue ce que je peux boire, pratiquement un gran d bidon jusqu'au début de cette roue forestière. Yves me laisse car la route est en sens interdit, on décide qu'il m'attends à la sortie. Plein d'eau dans le bidon, je prends les derniers gels, Yves me tends un bombom qu'il a acheté au sommet. Je pars donc seul vers la galère et c'est pas peu dire car même si les pourcentages sont moins élevés que sur la route goudronnée; ils sont costaud par endroit. La route se dégrade et ce n'est parfois que des cailloux, des trous. J'ai failli plusieurs fois dégringolé du vélo car la roue avant chasse dans les cailloux, je ne bloque plus mon pied gauche sur la pédale pour me rattraper rapidement en cas de besoin. Je suis fatigué et mentalement je commence à craquer car ce type d'effort ne me convient pas du tout. Yves m'appelle pour me demander où j'en suis mais je n'ai aucun repère. L'heure tourne et je commence à m'inquiéter car au compteur il reste encore pas mal de bornes à faire avant la fin. Des panneaux m'indiquent 2,7 km avant la jonction, ouf le moral revient d'autant que cette dernière partie est pratiquement plate, je roule à 20 km/h quelle joie. Arrivé à la jonction, pas de Yves, boum, un coup au moral car je n'ai plus d'eau et j'ai très soif. Je l'appelle et tombe sur sa messagerie, deuxième coup derrière les oreilles. Tant pis je continue vers le sommet car il reste du chemin à faire, en effet, la route forestière débouche après le chalet Lyotard dans la première épingle à gauche. Le coup de pédale est plus facile sur le godron mais très vite la fatigue me fait mettre pied à terre, je marche un peu quand je vois mon ange gardien arrivait. Je bois un grand coup et il a bien vu mon état. Il me remonte le moral et me force à repartir en m'interdisant de poser pied à terre. Son aide m'a été précieuse à ce moment. Le sommet est à portée, le courage revient malgré la difficulté de ces derniers km, rien à voir avec tout à l'heure. Et c'est enfin la joie du sommet. Je suis super content d'avoir atteint cet objectif, je ne pensais pas pour avoir fait déjà plus de 4 montées cette année que cela serait aussi dur sur la fin. Je me sens fier et heureux. Nous nous congratulons chaleureusement avec Yves. C'est quand même grâce à lui que je n'ai pas flanché car seul, je ne sais pas si je n'aurais pas fait demi tour dans la forêt. Il n'y a plus grand monde, juste deux trois personnes dont un hollandais qui me félicite vivement, voici son site en anglais; http://veloventoux.com/index.htm. C'est un ami de Stéphane Rubio, il tient des gîtes pour des cyclos et organise pour eux des activités. Petite photo souvenir.


Les galériens; 187 km avec 6052 m de dénivelé ouf!!!
Première montée au départ de Bédoin à 6h16mn. Temps d'ascension; 1h53mn. Puls; 162/150. Vitesse moyenne; 11,1 km/H. Descente; départ à 8h20. Puls; 139/120. Vitesse maxi; 83 km/h, moyenne 53 km/h.
Deuxième montée au départ de Malaucène à 9 h. Temps; 1h59mn. Puls; 163/153. Vitesse moyenne; 10,4 km/h. Descente; départ à 11h09. Puls; 152/119. Vitesse maxi; 71,3 km/H, moyenne; 39,3 km/h
Troisième montée au départ de Sault à 13h23 mn. Temps; 1h59 également. Puls; 159/139. Vitesse moyenne; 12,5 km/h. Descente non enregistrée.
Quatrième montée au départ de Bédoin à 16h45 arrivé au sommet à 20h03 (heure de l'horodateur) Pas de cardio sur le VTT.
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